Danse

Mascarades

Betty Tchomanga

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jeudi 5 mars > samedi 7 mars 2020

Le Quartz • Brest

CRÉATION

Mami Wata est une déesse des eaux, figure des bas-fonds de la nuit, du pouvoir et de la sexualité. Sirène échouée, elle est face aux gens qui sont venus la voir. Elle saute. Le saut qui la traverse est un saut vertical, régulier. Danser en latin se dit saltare, de saltus, le saut. Créer une danse de sauts comme la rémanence d’un geste ancien - peut-être universel ? - un mouvement des profondeurs de l’être humain. Sauter comme la métaphore d’un désir, d’une recherche de plaisir. Un désir de plaisir. Un désir d’autre, de l’autre, de ce qu’on ne possède pas ou de ce que l’on n’est pas. Sauter pour exulter. Sauter pour expulser. Sauter pour endurer. Sauter pour résister. Sauter pour atteindre. Sauter pour devenir. Sauter pour mourir. Sauter pour être.

BETTY TCHOMANGA

Betty Tchomanga entre au Conservatoire de Bordeaux (CNR) en 2004 et intègre en 2007 la formation d’artiste chorégraphique du Centre National de danse contemporaine d’Angers (CNDC) sous la direction d’Emmanuelle Huynh. En parallèle, elle poursuit des études littéraires à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle jusqu’en 2014 où elle obtient un master en lettres modernes. Elle débute sa carrière d’interprète en 2009 auprès d’Emmanuelle Huynh (Cribles, Augures) et Alain Buffard (Tout va bien) et par la suite, pour des chorégraphes aux esthétiques diverses : Raphaëlle Delaunay (Bitter Sugar), Fanny de Chaillé (Passage à l’acte), Gaël Sesboüé (Grammes), Éléonore Didier (Moi, mes copines, à l’instant où ça s’arrête), Anne Collod (Le parlement des Invisibles), Herman Diephuis (Clan ; Mix), Nina Santès (Hymen Hymne). Toutefois, son parcours d’interprète sera principalement marqué par la rencontre et collaboration avec Marlene Monteiro Freitas qui commence en 2014 et se poursuit aujourd’hui (D’ivoire et chair, les statues souffrent aussi ; Bacchantes, prélude pour une purge). Par ailleurs, elle n’a jamais dissocié sa pratique d’interprète d’une pratique d’auteure. En 2012 elle signe –A– ou il a sûrement peur de l’eau le poisson en collaboration avec le musicien Romain Mercier ; puis en 2013, un spectacle in situ intitulé Le Rivage en collaboration avec Oriane Déchery et Jérôme Andrieu. En 2016, elle intègre l’Association Lola Gatt Productions chorégraphiques implantée à Brest en tant que chorégraphe associée avec Gaël Sesboüé et Marie-Laure Caradec. La même année, elle chorégraphie et met en scène Madame, une pièce pour trois interprètes.