Musique

Thousand + Vox Low

vendredi 6 novembre 2020

La Carène • Brest

INFORMATIONS
Au vu du contexte sanitaire actuel, l’ajout d’événements est suspendu en attendant les jours meilleurs.
Pour patienter, n’hésitez pas à consulter les articles de la Gazette de Brest Culture.

Chanson pop / Cold Wave

Cher public, pour pouvoir vous proposer des concerts, nous avons dû nous adapter :
1. Le concert s’écoute et se regarde uniquement assis, dans le respect de la distanciation d’un siège sur deux entre chaque groupe constitué de personnes (groupes de 6 personnes max)
2. Configuration : une scène dans le Hall / 100 places assises
3. Le bar sera ouvert, mais il faudra impérativement consommer assis. Fin du service bar à minuit.
4. Apportez votre masque et portez-le à l’intérieur
5. Respectez les gestes barrières : distanciation physique + désinfection des mains = combo anti-virus !

Nous avons mis tout en oeuvre pour vous accueillir dans les meilleures conditions !

Une soirée sous le signe de la dualité… à l’image d’un paradis à la brestoise, entre ombre et lumière, toujours brut et sincère. C’est ce que ce co-plateau nous inspire. L’un, THOUSAND, venu de l’écurie Talitres, l’autre, VOX LOW, du label parisien Born Bad Records. Ces deux groupes sont un peu la promesse d’une soirée qui fera coexister les textes poétiques et lapidaires avec les brumes paradisiaques, la pop décomplexée avec le post-punk et la cold wave, les morceaux hypnotiques, les rythmiques mécaniques et les claviers gondolés. En quelques mots, bienvenue dans un voyage à la fois acide et onirique.
Abandonne tout espoir toi qui entre ici… nous t’attendons pour une soirée kaléidoscopique.

▲ La curiosité est un super défaut : concert à 3 euros pour les abonné·e·s ! ▼

Thousand

« La liberté viendra et elle viendra de l’ombre tu sais ; Vois la France entière téléguidée par les ondes mais ; Pleure sous la pluie pleure sous les gaz ; C’est un trou de verdure où chante une rivière de larmes. » Mon Dernier Voyage ("Au paradis", Talitres, 2020)

Depuis le dernier album de Thousand (aka Stéphane Milochevitch) « Le Tunnel Végétal » (Talitres, 2018), nul doute ne peut subsister : ces textes, ces compositions, ces arrangements nourrissent notre ordinaire… et notre imaginaire. Concilier exigence et quotidien, songe et réalité, textes poétiques et lapidaires : c’est une affaire qui nous touche hautement.
Les chansons de Thousand semblent dériver à tombeau ouvert à travers des paysages hallucinés, dans une certaine forme de déconstruction des formats pop. Oscillant entre une sincérité crue et une ironie mordante, la narration est ponctuée de brumes paradisiaques et d’envolées émotionnelles. Les claviers gondolés se marient aux cordes majestueuses, aux guitares tranchantes et à ce phrasé singulier, scandé, flirtant parfois avec le hip-hop.
Serti par une écriture plus affirmée et une production décomplexée, « Au Paradis », troisième album de Thousand, délivre, au plus près de l’intime, un voyage à la fois acide et onirique. Un voyage que chacun mènera au gré de ses envies.

Vox Low

Abandonne tout espoir, toi qui entre ici. C’est la phrase inscrite à l’entrée des Portes de l’enfer de Dante, mais c’est aussi par ces mots que commence le « American Psycho » de Bret Easton Ellis. Occultisme pop, passion du Christ et vision synthétique du monde, voilà de quoi il est question avec le premier disque de Vox Low, S/T, sorti sur le label à l’attitude effrontément rock’n’roll Born Bad Records.

L’histoire de Vox Low, dans les grandes lignes : des parisiens fans de disco et de punk qui ont tenté leur coup, sous le nom de Think Twice, pendant cette période hystérique de la French Touch parisienne au début des années 2000. C’est désormais sous le nom de Vox Low que cette bande de blousons noirs de la Porte de St Ouen officie, avec Jean-Christophe Couderc (voix et synthé), Benoit Raymond (basse mythique, guitare et synthé) rejoints ensuite par Mathieu Autin (batterie de l’enfer et percussions vaudous) et Guillaume Léglise (Guitare SG saignante et synthés aussi) pour la mise en place du live. Car pour Vox Low, la représentation scénique est un acte fondateur du groupe. Cela tient même à de la pure cérémonie et c’est ce qui a vite donné au groupe son aura culte. Voir le combo parisien sur scène est un acte de foi, une célébration des forces du mal.

Vox Low se tient droit sous une pluie glaciale et acide, face à l’adversité. Leur musique capte l’esprit d’un monde en marche, à l’attention d’une foule de laissés pour compte, qui ont un genou dans le caniveau mais qui refusent d’abdiquer devant le cynisme ambiant.