Expo

Caude Marchalot « Poésie des paysages brestois »

Galerie l’Atelier

samedi 10 novembre > samedi 8 décembre 2018

Galerie l’Atelier • Brest

« Tout est bon à peindre à Brest ? Y-a-t-il de la poésie dans ces harmonies ordinaires ? Celles de modestes façades qu’anime d’un jeu d’ombres un soleil fugace, d’une rue déserte traversée par une bande de goëlands piaillant et planant à la recherche d’une aubaine, d’une enfilade de toits en zinc qui cascadent ici vers la silhouette erratique du pont de Recouvrance, là vers les silos et les grues du port de commerce, balises qui nous invitent à regarder vers une ligne d’horizon qui sent le large ?
Bien sûr, demeurent depuis l’origine un magnifique site, avec la rade, le goulet qui s’est taillé son chemin vers la mer au détriment de la Penfeld devenue abri historique, le tout aujourd’hui animé par la plaisance, la pêche, le commerce la réparation navale et, depuis cinq siècles, les navires et les équipages de la « Royale ».

Ces aquarelles sont issues d’un travail sans prétention qui souhaitait privilégier des points de vue ordinaires à l’exception de morceaux de bravoure trop rabâchés ; elles sont mon regard sur le Brest de 2018. Un regard facilement émerveillé d’une harmonie juste un peu subtile de choses ordinaires, de scènes de rues banales, de la vie du port … et qui s’est appuyé pour ce faire sur un petit bout de métier d’aquarelliste, laborieusement acquis au fil des ans. »

Après quelques décennies consacrées à l’océanographie et l’informatique, Claude Marchalot expose régulièrement ses peintures depuis bientôt une dizaine d’années. Les thématiques sont généralement géographiques : la Bretagne et la région brestoise bien sûr, mais aussi le Portugal, l’Islande, … Brest, Nantes, Shangaï et plusieurs salons régionaux ont été ses lieux d’exposition. La dernière, sur l’Islande, à Brest à la Maison de la Fontaine durant l’été 2016, a ensuite donné lieu à l’auto-édition d’un carnet de voyage disponible à la librairie Dialogues, présenté au salon international du livre insulaire (Ouessant 2017), au festival « Ici et ailleurs » (Brest 2017) ainsi qu’à la biennale internationale d’aquarelles du Léon (avril 2018). Et depuis avril 2018, le nouvel ensemble muséographique Milmarin de Ploubazlanec, pays des « Pêcheurs d’Islande » de Pierre Loti, accueille au verso du « Mur des disparus » une exposition permanente constituée d’un résumé du carnet et d’une quinzaine de peintures imprimées sur panneaux d’Alu en vue de présenter aux visiteurs une introduction à l’Islande contemporaine. Ces peintures brestoises et d’autres antérieures ont-elles aussi vocation à constituer la matière première d’un carnet de Brest ?

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